LES OMEGA 6

LES OMEGA 6

 

Le groupe d'acides gras oméga-6, notés également ω6 (ou encore n-6) sont des acides gras polyinsaturés que l'on trouve dans la plupart des huiles végétales, graines et les céréales. On les retrouve dans les œufs ou certaines viandes en quantités variables selon l'alimentation des animaux.

Ces acides gras sont dits essentiels car l'organisme en a absolument besoin.

 

L'acide linoléique est le plus petit oméga-6, précurseur de la famille des oméga-6. Le terme "précurseur" signifie que les autres acides de la famille peuvent être synthétisés à partir de l'acide linoléique. Le corps humain peut ainsi métaboliser l'acide arachinodique (qui a un rôle physiologique important) si l'acide linoléique est suffisamment abondant dans l'alimentation.

Rôles biologiques

Outre l'apport énergétique comme tout lipide, les oméga-6 servent également de précurseurs (en fait essentiellement l'acide arachidonique) d'un certain nombre de molécules comme la prostaglandine E2, la prostacycline, le thromboxane A2 ou le leucotriène B4. Ces molécules ont un rôle dans l'inflammation, sur le muscle lisse des vaisseaux sanguins (vasomotricité) ou sur l'agrégation des plaquettes intervenant dans la formation de caillot.

Les sources alimentaires d'oméga-6

Les apports nécessaires recommandés en oméga-3 et 6 sont de 2 grammes/jour alors que la consommation moyenne est de 0,8 g.

On les trouve principalement dans les huiles alimentaires. Les plus riches sont, par ordre décroissant :

  • l'acide linoléique se trouve dans l'huile de carthame linoléique, de pépins de raisin, de tournesol, de germe de blé, de maïs, de noix, de soja et, de façon générale, dans les huiles végétales ;
  • l'acide arachidonique se trouve dans la chair d'animaux (les viandes) ;
  • l'acide docosapentaénoïque se trouve dans certains poissons et abats.

Effets sur la santé 

Quelques recherches médicales ont posé l'hypothèse que des taux élevés d'oméga-6 par rapport au taux d'oméga-3 peuvent favoriser l'apparition de maladies, notamment cardio-vasculaires. Les repas européens assimilent 10 fois plus (jusqu'à 30 fois plus) d'oméga-6 que d'oméga-3, bien au-delà du rapport conseillé qui est au maximum de 5 pour 1.

Ainsi, une étude menée dans les années 1980 comparant l'alimentation d'un Britannique à celle d'un Inuit montrait que les Britanniques qui avaient une alimentation plus riche en viande et acides gras (poly-insaturés de type oméga-6) apportés par les huiles végétales, mourraient plus facilement que les Inuits de maladies cardio-vasculaires. A contrario, les Inuits qui avaient une alimentation plus riche en poisson, avaient des apports plus élevés en oméga-3 qui favorisent une mort par hémorragie (voir la partie se rapportant aux risques connus ou suspectés des oméga-3).

Il est préférable de ne pas ajouter d'oméga-6 dans son alimentation. La plupart des produits raffinés en contiennent déjà une quantité importante. Il est important de comprendre que les oméga-6 sont utiles à la santé, mais qu'en Occident la surconsommation de ces acides gras peut être problématique.

En grande quantité, les oméga-6 sont immunosuppresseurs, il est donc recommandé d'utiliser de l'huile d'olive ou de canola qui contiennent de faibles quantités d'oméga-6.

Leur utilisation en grande quantité est controversée. En effet, ils auraient un rôle pro-inflammatoire dans le développement de l'artériosclérose ainsi que dans la polyarthrite rhumatoïde. Leurs effets seraient contraires aux oméga-3 qui, eux, sont protecteurs. Essentiellement, les oméga-6 font baisser le cholestérol lorsqu'ils remplacent les acides gras saturés dans l'alimentation. Toutefois, certaines données montrent qu'ils diminueraient le ratio HDL/LDL par rapport à la prise d'acides gras saturés d'origine végétale. Il n'est donc pas recommandé d'en utiliser de fortes doses en espérant faire baisser le cholestérol.

Puisque c'est encore controversé, il est préférable d'en limiter la consommation.

Apports recommandés

Les recommandations américaines préconisent que les oméga-6 contituent environ 10% de l'apport énergétique total chez l'adulte. Les recommandations européennes fixent cette proportion entre 4 et 8 %.

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